Formation Réduction de l'empreinte carbone
Réduire l'empreinte carbone d'une organisation suppose d'abord de la mesurer, et de comprendre que l'essentiel se joue rarement là où on le croit. Pour la plupart des entreprises de services, les émissions directes sont marginales : ce qui pèse, ce sont les achats, le numérique, les déplacements et l'usage des produits vendus. Cette journée en ligne pose les ordres de grandeur, la méthode des trois scopes, et distingue les actions à effet réel des gestes symboliques. Elle s'adresse à des non-spécialistes.
Objectifs pédagogiques
À l'issue de cette formation, vous serez capable de :
- Comprendre la méthode des trois scopes et savoir où se situent vos émissions dominantes
- Maîtriser les ordres de grandeur pour hiérarchiser les actions
- Distinguer réduction réelle, compensation et communication
- Identifier les leviers accessibles à votre périmètre professionnel
- Connaître les obligations de reporting applicables selon la taille de l'entreprise
Programme détaillé
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Ordres de grandeur
Ce qui pèse et ce qui ne pèse pas. Corriger les intuitions fausses avant d'agir.
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Les trois scopes
Émissions directes, indirectes liées à l'énergie, et le reste de la chaîne de valeur.
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Réduire, compenser, communiquer
Pourquoi la compensation n'est pas une réduction. Le risque juridique de l'écoblanchiment.
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Vos leviers
Achats, numérique, déplacements, bâtiments. Priorisation appliquée à votre organisation.
Informations pratiques
- Public visé
- Tout collaborateur, référents RSE, acheteurs, dirigeants de PME, responsables des services généraux. Aucune compétence technique requise.
- Prérequis
- Aucun.
- Modalités
- Distanciel synchrone, 1 jour (7 heures), groupe de 6 à 12 participants. Ateliers de priorisation appliqués à l'organisation du participant.
- Évaluation et validation
- Cartographie des postes d'émission de votre périmètre et plan d'action priorisé. Attestation de fin de formation.
- Accessibilité
- Nos formations sont accessibles aux personnes en situation de handicap. Contactez-nous en amont afin d'étudier les adaptations nécessaires.
Questions fréquentes
Que signifient les scopes 1, 2 et 3 d'un bilan carbone ?
Le scope 1 regroupe les émissions directes produites par l'organisation elle-même : combustion dans ses chaudières, carburant de sa flotte, fuites de fluides frigorigènes. Le scope 2 couvre les émissions indirectes liées à l'énergie achetée, essentiellement l'électricité et la chaleur consommées. Le scope 3 rassemble tout le reste de la chaîne de valeur, en amont comme en aval : achats de biens et de services, transport de marchandises, déplacements des salariés, immobilisations, usage et fin de vie des produits vendus. Ce découpage est décisif pour l'action, car pour la plupart des entreprises de services le scope 3 représente la très large majorité du total, souvent au-delà de quatre-vingts pour cent. Se concentrer sur les scopes 1 et 2 parce qu'ils sont plus faciles à mesurer conduit donc à optimiser une part marginale du problème.
La compensation carbone permet-elle vraiment de réduire son empreinte ?
Non, et la confusion entre les deux notions est à la fois répandue et juridiquement risquée. Réduire consiste à émettre moins ; compenser consiste à financer, ailleurs, une action censée éviter ou capter une quantité équivalente d'émissions. Ces deux opérations ne sont pas substituables. La qualité des projets de compensation est très inégale, la permanence du stockage carbone rarement garantie sur les échelles de temps pertinentes, et l'additionnalité — le fait que le projet n'aurait pas eu lieu sans ce financement — souvent invérifiable. S'ajoute un risque de conformité : en France, la réglementation encadre strictement les allégations de neutralité carbone dans la communication commerciale, et une entreprise qui se déclare neutre en s'appuyant sur de la compensation sans plan de réduction s'expose à une sanction pour pratique commerciale trompeuse.
Le numérique pèse-t-il vraiment dans l'empreinte carbone d'une entreprise ?
Il pèse, mais rarement là où les campagnes de sensibilisation le suggèrent. Supprimer ses courriels ou ses pièces jointes a un effet négligeable, et l'énergie consacrée à cette action est mieux employée ailleurs. Ce qui compte réellement dans l'empreinte numérique d'une organisation, c'est la fabrication des équipements — ordinateurs, écrans, téléphones — qui représente l'essentiel de leur impact sur l'ensemble du cycle de vie, très loin devant leur consommation électrique en usage. Le levier dominant est donc la durée de vie du matériel : allonger de trois à cinq ans le renouvellement d'un parc informatique produit un gain sans commune mesure avec toutes les écogestes numériques réunis. Viennent ensuite l'hébergement, le stockage de données inutilisées et la vidéo en haute définition.
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