Formation Start-up projects
La plupart des projets échouent non pas parce qu'ils sont mal exécutés, mais parce qu'ils résolvent un problème que personne n'a. Cette formation avancée de 3 jours applique la discipline de la validation par l'expérimentation à la création de projet, qu'il soit entrepreneurial ou interne. Vous n'écrivez pas de business plan : vous formulez des hypothèses, vous les testez auprès d'utilisateurs réels pendant la formation, et vous acceptez la possibilité que la meilleure décision, à l'issue des trois jours, soit d'arrêter.
Objectifs pédagogiques
À l'issue de cette formation, vous serez capable de :
- Formuler les hypothèses critiques d'un projet et les hiérarchiser par risque
- Conduire des entretiens de découverte problème sans induire les réponses
- Concevoir un test qui produit une information décisive à coût minimal
- Interpréter un résultat de test sans biais de confirmation
- Décider de persévérer, de pivoter ou d'arrêter sur la base de preuves
Programme détaillé
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Pourquoi les projets échouent
Analyse des causes documentées. L'absence de marché domine très largement.
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Cartographier les hypothèses
Extraire d'une idée l'ensemble des croyances implicites. Les classer par risque et par coût de test.
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L'entretien problème
Interroger sans vendre, sans induire, sans se rassurer. Entraînement puis entretiens réels.
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Écouter sans biais
Distinguer une politesse d'un signal. Le compliment est l'ennemi de l'apprentissage.
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Concevoir un test
Le test le moins coûteux qui puisse tuer votre hypothèse principale.
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Le produit minimum viable
Ce qu'il est réellement, et pourquoi il est presque toujours plus petit que ce que vous imaginez.
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Mesurer
Indicateurs d'apprentissage contre indicateurs de vanité. Cohortes plutôt que totaux cumulés.
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Persévérer, pivoter, arrêter
Les critères de décision, définis à l'avance. Les types de pivot documentés.
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Terrain
Sortie et entretiens réels avec des utilisateurs cibles. Restitution collective.
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Décision
Chaque participant présente sa décision argumentée par les preuves recueillies.
Informations pratiques
- Public visé
- Entrepreneurs et porteurs de projet, équipes innovation, chefs de produit, incubés et accompagnés. Niveau avancé.
- Prérequis
- Disposer d'un projet en cours, même embryonnaire. Être prêt à conduire des entretiens utilisateurs pendant la formation.
- Modalités
- Présentiel, 3 jours (21 heures), groupe de 6 à 12 participants. Séquence de terrain avec entretiens réels, ateliers, soutenance finale.
- Évaluation et validation
- Carte d'hypothèses, protocole de test, résultats d'entretiens réels et décision argumentée soutenue devant le groupe. Attestation de fin de formation.
- Accessibilité
- Nos formations sont accessibles aux personnes en situation de handicap. Contactez-nous en amont afin d'étudier les adaptations nécessaires.
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un produit minimum viable, concrètement ?
C'est la plus petite chose que vous puissiez construire pour apprendre si votre hypothèse la plus risquée tient. Ce n'est ni une version simplifiée du produit final, ni un prototype de mauvaise qualité — deux malentendus qui coûtent cher. Un produit minimum viable peut ne contenir aucun code : une page présentant l'offre et mesurant le taux d'inscription, une prestation réalisée manuellement pour dix clients, une maquette cliquable soumise à des utilisateurs. Le critère n'est pas la quantité de fonctionnalités mais la qualité de l'information produite. La question à se poser avant de construire quoi que ce soit est donc : quelle observation, si je l'obtenais demain, me ferait renoncer à ce projet ? Ce qui permet d'obtenir cette observation au coût le plus faible est votre produit minimum viable.
Comment savoir si un problème vaut la peine d'être résolu ?
Trois signaux, dans un ordre croissant de fiabilité. Le plus faible est déclaratif : les gens disent que le problème existe et qu'ils aimeraient une solution. Ce signal ne vaut presque rien, car il ne coûte rien à celui qui l'émet et parce que les interlocuteurs cherchent spontanément à vous faire plaisir. Le deuxième est comportemental : ils ont déjà tenté de résoudre le problème par eux-mêmes, avec un tableur, un contournement, un prestataire, un outil détourné de son usage. Ce signal est solide, car il révèle une douleur suffisante pour déclencher une action. Le troisième est financier : ils dépensent déjà de l'argent pour l'atténuer. Un problème pour lequel personne n'a jamais rien bricolé ni rien dépensé est, dans l'immense majorité des cas, un problème que vous êtes seul à trouver intéressant.
Quand faut-il pivoter plutôt que persévérer ?
Le pivot n'est pas une réaction au découragement mais la conséquence d'une hypothèse réfutée. La décision suppose donc d'avoir écrit, avant le test, ce qui constituerait une réfutation : un taux de conversion en dessous d'un seuil, moins d'un certain nombre d'utilisateurs déclarant avoir déjà cherché une solution, une absence de réutilisation après la première semaine. Sans ce critère écrit à l'avance, le biais de confirmation gouverne l'interprétation et tout résultat devient encourageant. Deux erreurs symétriques guettent. Pivoter trop tôt, à chaque signal négatif, revient à ne jamais tester sérieusement une hypothèse et à changer de direction sans jamais apprendre. Persévérer trop longtemps, en réinterprétant chaque échec, consomme le capital et le temps. Le critère préécrit est la seule protection contre les deux.