Formation Prise de parole
La peur de parler en public arrive régulièrement en tête des peurs déclarées, devant la peur de la mort. Ce n'est pas un défaut de courage : c'est une réaction physiologique à l'exposition au jugement d'un groupe, et elle se travaille. Cette journée n'apprend pas à « avoir du charisme ». Elle s'ouvre sur un « Pitch-moi si tu peux ! » et travaille les trois langages de l'orateur — verbal, paraverbal, non-verbal —, la psychologie de l'auditoire, le trac, les questions hostiles et les formats particuliers : pitch, méthode TED, visio. Elle se termine par des débats en trinômes arbitrés.
Objectifs pédagogiques
À l'issue de cette formation, vous serez capable de :
- Structurer un message qui convainc, avec la rhétorique et les leviers d'influence de Cialdini
- Adapter son discours à son auditoire et anticiper ses objections
- Maîtriser débit, intonation, volume, articulation et silences
- Réguler le trac par la respiration et développer sa présence scénique
- Répondre à une question hostile ou à un imprévu sans perdre le fil
Programme détaillé
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Le langage verbal
Rhétorique, convaincre ou persuader, les leviers de Cialdini, structurer son message et raconter une histoire.
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La psychologie de l'auditoire
Comprendre son public, les biais cognitifs, adapter son discours au profil, gérer objections et résistances.
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Le langage paraverbal
Débit, intonation, volume, articulation, silence.
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Le trac et la présence scénique
Le trac, un allié mal compris ; maîtriser sa respiration ; reprogrammer son stress.
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Le langage non-verbal
Posture et ancrage, gestuelle, regard, expressions du visage.
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Les contextes complexes
Questions hostiles, « snipers » dans l'audience, imprévus.
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Les formats
L'art du pitch, la méthode TED Talk, supports visuels et objets, prise de parole en visio.
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Le débat
Débats en trinômes avec un arbitre, pour mettre en pratique toute la journée.
Informations pratiques
- Public visé
- Toute personne amenée à s'exprimer devant un groupe : managers, commerciaux, experts en comité, porteurs de projet, dirigeants.
- Prérequis
- Aucun. Accepter d'être filmé pendant les exercices.
- Modalités
- Présentiel, 1 jour (7 heures), groupe limité à 10 participants pour garantir le temps de passage individuel. Exercices d'oral tout au long de la journée, débats arbitrés en fin de session.
- Évaluation et validation
- Passages à l'oral débriefés, quiz de fin de formation. Attestation de fin de formation.
- Accessibilité
- Nos formations sont accessibles aux personnes en situation de handicap. Contactez-nous en amont afin d'étudier les adaptations nécessaires.
Questions fréquentes
Comment vaincre le trac avant de prendre la parole ?
Le trac ne se vainc pas, il se régule — la nuance est opérationnelle. Ce que vous ressentez est une décharge d'adrénaline qui prépare l'organisme à l'action : accélération cardiaque, respiration haute, tremblements, bouche sèche. Chercher à la supprimer par la volonté ne fonctionne pas et ajoute l'anxiété de l'échec à l'anxiété initiale. Trois leviers agissent réellement. Le premier est respiratoire : un expir plus long que l'inspir, pendant deux minutes, ralentit le rythme cardiaque. Le deuxième est postural : les pieds ancrés, le poids réparti, les mains visibles. Le troisième est cognitif : préparer par cœur les trente premières secondes, qui sont le moment où le trac culmine. Passé ce cap, l'organisme redescend seul. Les orateurs expérimentés ressentent toujours le trac ; ils ont simplement cessé d'en avoir peur.
Combien de temps faut-il pour préparer une prise de parole importante ?
Une règle empirique utile veut qu'une intervention de dix minutes demande environ une heure de préparation, mais la répartition de ce temps importe davantage que sa durée. L'erreur la plus commune consiste à consacrer l'essentiel du temps à produire des diapositives, puis à découvrir le déroulé oral en le prononçant devant l'auditoire. La séquence efficace inverse cet ordre : d'abord l'idée directrice, formulée en une seule phrase que vous devez pouvoir écrire de mémoire ; ensuite les trois appuis qui la soutiennent ; ensuite seulement, s'il y a lieu, le support visuel. Le dernier tiers du temps doit être passé à dire le propos à voix haute, debout, sans notes. C'est ce dernier tiers que presque tout le monde supprime, et c'est le seul qui produit de la fluidité.
Faut-il apprendre son texte par cœur ?
Non, sauf sur deux segments précis. Apprendre l'intégralité d'un propos par cœur produit une restitution mécanique, vous coupe de votre auditoire et vous expose à un blanc irrattrapable : perdre un mot revient à perdre le fil. La mémorisation littérale doit être réservée à l'ouverture, une trentaine de secondes, et à la conclusion, une vingtaine — les deux moments où le trac est maximal et où l'auditoire fixe son impression. Pour tout le reste, mémorisez une architecture, pas des phrases : une idée directrice, trois appuis, une image par appui. Cette structure tient dans la tête, autorise l'improvisation locale et survit à l'interruption. Un orateur qui connaît son architecture peut être interrompu vingt fois et reprendre exactement là où il en était.